Le facility management désigne l'ensemble des services nécessaires au fonctionnement normal d'une entreprise : l’entretien, la maintenance , la gestion du courrier et des colis, les achats de fournitures, le nettoyage des bâtiments, la gestion des locaux techniques, des systèmes d'incendie, de sécurité, des droits d'accès et de l’énergie. Toutes ces activités influencent le quotidien, l’espace de travail des équipes et le fonctionnement des entreprises.

Le facility management en croissance

D’après une étude de Xerfi Precepta, le taille du marché du facility management a progressé de 4,5 % en 2018 pour atteindre 37 milliards d’euros. La croissance du marché devrait s’accélérer (+5 % par an en moyenne ces quatre prochaines années) sous l’effet d’une clarification de l’offre et de l’enrichissement des prestations, lié entre autres aux apports du numérique. En 2022, le chiffre d’affaires devrait franchir la barre des 45 milliards d’euros.

Pourquoi ? Les pressions économiques incitent les entreprises à réviser leur mode de fonctionnement. Les contrôles et les réglementations sont de plus en plus strictes quant à la régulation de l’espace. Certaines entreprises externalisent des services et recherchent des partenaires pouvant sécuriser leurs investissements, les aider à fournir et gérer des services généraux tout en acceptant de porter des risques d’exploitation.

De nouvelles tendances pour de nouvelles configurations de l’espace

D'après l'ONU, la population urbaine aura doublée en 2050. Ce développement entraîne des difficultés en termes d’allocation efficace des infrastructures urbaines et conditionne les tendances du facility management. Les experts doivent envisager ces facteurs socio-démographiques et augmenter l'interaction entre des utilisateurs et leurs locaux, tout en minimisant les tensions. Ainsi, les immeubles sont désormais considérés comme des environnements intelligents et non plus comme des blocs de murs porteurs.

Historiquement, les avancées technologiques et numériques ont transformé notre façon de voir notre quotidien au travail. Prenons l’exemple du téléphone portable : avant cette invention, des coursiers  traversaient des immeubles pour transmettre des messages. Avec la création du téléphone, des personnes ont pu entrer en contact les uns avec les autres grâce à simple appel, éliminant dès lors la barrière de l’espace et des étages.

Du fait de la normalisation du nomadisme des employés, du télétravail, des horaires à la carte et des postes de travail non-fixes, il devient intéressant pour les entreprises de se pencher sur l’occupation des bureaux et d’analyser ce qui se passe entre les murs de l’entreprise.

Par exemple, des sièges sociaux comme ceux de Schneider Electric, la Hive, le système D5X permet de détecter la présence de collaborateurs dans les locaux grâce à la technologie RFID (Radio frequency identification). En pratique, les salariés sont dotés de porte-badges qui interagissent avec des capteurs radio placés dans le plafond, à raison d’un tous les 14 mètres environ. Ce système est anonyme, les salariés ou autres collaborateurs ne sont pas identifiés nominativement mais plutôt en fonction de la catégorie à laquelle ils appartiennent (salariés, visiteurs, fournisseurs, etc.).

La révolution numérique au service des entreprises

Les avancées technologiques dans le cadre de l’aménagement des espaces de travail apporte des nouveautés et d’autres technologies impactent également les services rendus au sein des entreprises. En effet, la technologie est de plus en plus utilisée pour améliorer la performance et la réactivité des équipes, mais également pour réduire les coûts de maintenance et des systèmes d’informations parfois obsolètes. L’internet des objets est de plus en plus adopté dans les domaines de l'informatique, de l'éclairage interne des bâtiments et du contrôle des températures.

Une autre tendance récente liée à la révolution numérique est celle de la robotique. L'automatisation est bien adaptée aux tâches dangereuses et/ou chronophages. Certaines entreprises optent alors pour des robots afin d'exécuter certaines tâches de nettoyage par exemple ou encore les outils de visualisation et de coordination  qui accroissent sensiblement la productivité des équipes (+20% dans le cas de urbest). Ainsi, l’utilisation de la technologie au service du FM offre de réelles économies opérationnelles avec la possibilité d’être déployé même sur des sites de petites tailles.

Voir l’article : Comment la technologie transforme le FM ?

Le bien-être au travail

La productivité et le bien-être des employés ont pris une place centrale ces dernières années : il est désormais reconnu qu’un employé heureux est aussi un employé productif (le débat reste encore ouvert pour savoir si c’est la productivité qui rend heureux ou l’inverse). La notion de bien-être au travail n’est donc plus superflue et constitue un enjeu RH  pour les entreprises. Cela conduit à de nouvelles actions pour le lieu de travail favorisant activement l'engagement, l’épanouissement et la productivité des collaborateurs. Ces stratégies doivent s'adapter à des équipes de plus en plus diversifiées, en personnalisant les services en fonction de leurs besoins distincts.

Les nouvelles générations accordent une grande importance à la marque employeur, autant qu’au salaire. Cela se traduit par des engagements RSE et des comportements respectueux de l’environnement.  Les attentes des employés vis-à-vis de leur lieu de travail ont beaucoup changé au cours des 20 dernières années.

Au-delà de la satisfaction client, la question de l’expérience employé gagne en importance. Cette “expérience employé” se traduit par la nécessité d’avoir un environnement où il est agréable de travailler (espace de détente, décoration, bruit faible, facilité à trouver une salle de travail, etc). Les mentalités de travail changent également en raison de la présence de toujours plus de collaborateurs de la génération Y, qui place la flexibilité au centre des préoccupations comme la possibilité de travailler à domicile, les horaires modulables ou les espaces ouverts qui privilégient la collaboration et la créativité. Le facility management contribue à améliorer cette expérience employé, devenue tout aussi vitale pour les entreprises que l’expérience client.

Stratégie RSE

Le facility management comprend désormais des responsabilités sociales ou environnementales  : gestion de l’énergie, diminution de la production de déchets, faible émission énergétique, réduction des emails inutiles… Dans ce cadre, certaines entreprises sont tenues de respecter la norme ISO 26000, établie par  l'Organisation internationale de normalisation (ISO) et donnant les lignes directrices relatives à la responsabilité sociétale des entreprises et plus généralement des organisations : comment les organisations doivent-elles contribuer au développement durable ?

Afin d’encourager ces démarches s’est développé le principe de label ou de certification. Par exemple, la certification BREEAM est un standard de certification britannique relatif à l’évaluation environnementale des bâtiments. Cette certification s’intègre dans une démarche volontaire de l’entreprise et vise à mettre en valeur la bonne conduite d’une organisation. Les retombées positives attendues sont liées à la marque employeur et à des critères d’investissements pour des fonds ESG par exemple.

Dans le cadre d’un diagnostic puis d’un système de management de l’énergie, on peut notamment déployer des mesures de maintenance proactive, de l’automatisation du chauffage et de l’éclairage, de la gestion des fluides, du reporting des dépenses.

Dans le cadre d’une gestion globale de services (technique, multiservice, logistique, administratif), une plateforme collaborative comme Urbest permet de combiner une palette de services qui peut évoluer au fil du temps. Le développement des services à la demande à travers des plateformes de facility management permettent d'agréger les services de son choix et d’en tirer des indicateurs de réactivité, de satisfaction pour des actions préventive, curative ou réglementaire par exemple.

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